Christine
Albanel, ministre de la Culture et de la Communication,
et Valérie Létard, secrétaire d’Etat
chargé de la Solidarité, ont présidé
la réunion annuelle de la Commission Culture et
Handicap pour réaffirmer la volonté du gouvernement
de respecter les engagements de la loi du 11 février
2005 afin de faire accéder plus largement les personnes
handicapées à l’univers de la culture.
Qu’est-ce que la commission Culture et Handicap
?
Créée par un arrêté du 1er
février 2001, confortée par la loi du
11 février 2005 pour l’égalité
des droits et des chances, la participation et la citoyenneté
des personnes handicapées, la Commission nationale
Culture et Handicap est l’instance de dialogue
et de concertation entre les ministères concernés,
les associations représentatives des personnes
handicapées et le milieu culturel et artistique.
Christine Albanel et Valérie Létard ont
d’abord rappelé que l’accès
à la culture des personnes handicapées,
n’était ni secondaire, ni facultatif et
qu’il conditionnait leur accès à
la pleine citoyenneté.
A l’issue d’un long échange avec
les acteurs issus du monde associatif, culturel, médiatique
[1] et administratif, les deux ministres ont particulièrement
insisté sur les objectifs à atteindre
en matière d’accessibilité au cadre
bâti et à l’offre culturelle, et
sur les avancées constatées dans les secteurs
des médias et des nouvelles technologies, sujets
abordés par le Président de la République
lors de la Conférence Nationale du Handicap du
10 juin dernier.
S’agissant de l’accessibilité, les
services du ministère de la Culture et de la
Communication font le point sur la mise en accessibilité
des établissements publics culturels ouverts
au public grâce au fonds interministériel
pour l’accessibilité aux personnes handicapées
(FIAH). A cet égard, l’exemple de la Bibliothèque
nationale de France, présenté lors de
la commission, est significatif d’un partenariat
réussi.
Le Gouvernement souhaite également que la démarche
partenariale entre les directions régionales
des affaires culturelles (DRAC) et les maisons départementales
des personnes handicapées (MDPH) concernant l’accès
à la culture des personnes handicapées
soient fortement développée en valorisant
les expériences sur le terrain et en mobilisant
toutes les énergies, notamment les partenaires
associatifs.
L’insertion des étudiants handicapés
au sein des établissements d’enseignement
supérieur culturels ne sera pas oubliée
grâce à une meilleure prise en compte de
leurs frais de transports, à l’aménagement
des concours et examens, et à l’adaptation
des critères d’enseignement.
Ces préoccupations rejoignent la volonté
du Gouvernement d’accélérer dès
2009 la création dans les universités
de services d’accueil destinés aux étudiants
handicapés, conformément à la Charte
Université Handicap signée en 2007 par
la secrétaire d’Etat à la Solidarité
et la ministre de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche.
Les efforts à poursuivre ne doivent pas masquer
que les avancées soulignées lors de cette
Commission en matière d’accès à
la culture des personnes handicapées sont nombreuses
et d’importance :
- Le sous-titrage pour les personnes sourdes et malentendantes
sera effectif à 100% dès 2010 pour tous
les programmes télévisuels et il devra
désormais être activé pour tous
les postes de télévision émettant
dans un lieu public ou un établissement recevant
du public (aéroports, cafés, hôtels,
hôpitaux) ;
- L’audiodescription des programmes télévisuels
pour les personnes aveugles et malvoyantes sera développée
grâce à une consultation des partenaires
associatifs et de l’audiovisuel, et une loi permettra
par la suite d’inciter les principales chaînes
de télévision à développer
cette technique ;
- Le ministère de la Culture et de la Communication
a été parmi les premiers à rendre
obligatoire une formation à l’accessibilité
dans les formations initiales de la plupart des professions
du cadre bâti dépendant du ministère
à compter du 1er janvier 2009 (les architectes
DPLG par exemple) ;
- Enfin, la publication prochaine d’un décret
visant à rendre gratuit l’accès
aux fichiers sources des œuvres destinées
à être traduite en braille. Cela permettra
d’élargir considérablement l’accès
des personnes déficientes visuelles aux œuvres
littéraires.
[1] Parmi les personnes auditionnées figuraient
notamment Patrick de Carolis, Président de France
Télévisions, Patrick Gohet, Délégué
interministériel aux personnes handicapées,
Bruno Racine, Président de la Bibliothèque
nationale de France et les représentants du Comité
d’entente réunissant les associations représentatives
des personnes handicapées.
Source
: travail-solidarite.gouv.fr.