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   Algodystrophie
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“   Algodystrophie ”


   Algodystrophie: Auteur http://www.vulgaris-medical.com/

* Classification
Il existe des formes partielles, voire parcellaires, d'algodystrophie : A la main : rétraction tendino-aponévrotique et griffe cubitale irréductible
A l'épaule : capsulite rétractile lentement réversible
Au pied : l'atteinte peut aboutir à un varus équin par rétraction capsulo-ligamentaire mais l'évolution est le plus souvent favorable bien que prolongée.
Aux genoux et aux hanches : guérison le plus souvent sans séquelles et assez rapide (moins de 1 an)
Au rachis : syndrome de Kümmel-Verneuil (dont l'existence reste très discutée).
Aux membres supérieurs : la forme la plus typique constitue le syndrome épaule-main de Steinbrocker avec atteinte bifocale (le coude est souvent épargné). Le syndrome épaule-main est consécutif à un traumatisme ostéoarticulaire :
Fracture # Luxation # Entorse # Simple choc.

* Causes
* Les facteurs responsables de survenue d'algodystrophie sont (liste non exhaustive) :

* Une intervention chirurgicale, le plus souvent une fracture de Pouteau-Colles (nom désignant les fractures de l'extrémité inférieure du radius).
* Certaines affections rhumatologiques prédisposent plus que d'autres à la survenue d'algodystrophie : il s'agit entre autres de l'arthrite.
* L'inflammation des structures permettant l'union des éléments des articulations (capsule, ligament, fascia, etc...).
* Les entorses, les fractures, les brûlures, les écrasements, les plaies, les contusions des tissus neurologiques (voie pyramidale) sont susceptibles    de se compliquer d'algodystrophie.
* La grossesse (et plus précisément la fin de grossesse) favorise quelquefois la survenue d'une algodystrophie de la hanche.
* Chirurgie orthopédique avec effraction articulaire
* Arthroscopie
* Immobilisation plâtrée
* Infection (panaris, pasteurellose)
* Hémiplégie due à un accident vasculaire cérébral
* Zona
* Polyradiculonévrite de type Guillain et Barré
* Infarctus du myocarde
* Cancer du poumon
* Certains médicaments : isoniazide, iode
* Terrain psychologique particulier (neurodystonique, anxiodépressif)
* Alcoolisme chronique
* Diabète
* Dysthyroïdie (mauvais fonctionnement de la glande thyroïde)
* Dyslipidémie

* Symptômes
* Oedème
* Rougeur
* Chaleur
* Impotence fonctionnelle sévère (difficulté à effectuer des mouvements)
* Troubles de la croissance des phanères (cheveux, poils, ongles)
* Hyperesthésie cutanée (hypersensibilité de la peau, souvent douloureuse)
* Hyperhidrose (transpiration excessive)
* Pas de fièvre ni d'altération de l'état général

* Consultation médecin
1) Au cours de la phase dite chaude
La douleur se localise en périphérie d'une articulation mais pas systématiquement. Elle débute généralement quelques jours à quelques semaines après un facteur déclenchant quand celui-ci est connu. Toujours durant la phase dite chaude, la douleur apparaît ensuite comme violente à la suite d'un simple contact (hyperesthésie douloureuse). Le terme d'allodynie, caractérisant une douleur survenant après une simple stimulation qui est habituellement indolore, est égalementutilisée pour qualifier ce type de douleurs. L'hyperpathie, c'est-à-dire une douleur qui persiste après l'arrêt de la stimulation douloureuse, est également significative d'algodystrophie.

* Les autres critères susceptibles de faire évoquer une algodystrophie sont :

* La persistance d'une douleur exagérée à la palpation douce, après un traumatisme initial et après une période considérée comme étant suffisante pour guérir le patient, doit faire évoquer une algodystrophie.
* Des modifications de coloration des extrémités des mains (rougeur, couleur violette, peau luisante) sont également en faveur d'une algodystrophie.
* La présence d'un oedème, des perturbations de la chaleur locale, également.
* Un excès de sudation peut orienter vers une algodystrophie.

2) Au cours de la phase dite froide qui se caractérise par une impotence fonctionnelle (difficultés à bouger), on constate l'installation progressive d'une atrophie (plus précisément d'une scléroatrophie) entraînant la diminution de la symptomatologie douloureuse (les douleurs sont moins intenses) mais celles-ci sont réveillées quand on demande au patient de bouger.
La phase dite froide se caractérise également par l'apparition de troubles vasomoteurs (difficultés du passage sanguin dans les tissus).

Progressivement, la raideur s'aggrave. Elle est liée à la rétraction des muscles et des aponévroses en périphérie de ces muscles ainsi que celle des capsules des articulations et des ligaments des articulations. L'examen du patient au moment de la phase dite froide montre la diminution de l'amplitude des mouvements articulaires. Cet enraidissement, qui est invincible, s'accompagne d'une fatigue musculaire chez un patient sur deux.

* Analyses médicales
Les résultats d'analyses de sang sont normaux.

La radiologie révèle une ostéoporose (le tissu osseux s'amenuise).

Le diagnostic est confirmé par la scintigraphie osseuse et l'imagerie par résonance magnétique (IRM).

Examen médical
La scintigraphie confirme le plus souvent le diagnostic mis en évidence par l'examen clinique du patient (comprenant l'examen physique et l'interrogatoire).

La scintigraphie osseuse est un examen de choix qui montre la fixation plus importante que la normale (hyperfixation) qui est précoce à la phase vasculaire. Ceci témoigne de l'augmentation de la circulation artérielle. La scintigraphie possède une sensibilité qui est d'environ 95 % au début de maladie.

La radiographie est susceptible d'apporter une aide au diagnostic à condition de demander des clichés comparatifs avec le côté qui n'est pas atteint. Ces clichés sont parlants à partir de la quatrième semaine. Ils montrent une déminéralisation modérée qui va s'aggraver par la suite, se transformant en déminéralisation que les spécialistes appellent déminéralisation osseuse mouchetée, flouée, floconneuse et qui prédomine dans certaines régions osseuses, en particulier les épiphyses et au-dessous des surfaces articulaires cartilagineuses. Un autre signe radiologique est important à mettre en évidence : il s'agit de la transparence locale et de la transparence régionale qui sont accentuées (hyper transparence). Contrairement à certaines lésions rhumatologiques (arthrose entre autres), l'espace entre les surfaces articulaires n'est pas modifié, c'est-à-dire n'est pas diminué ou augmenté. L'évolution radiologique est relativement significative. En effet, les signes radiologiques décrits précédemment persistent longtemps après la guérison et se modifient très peu ou très progressivement.

L'I.R.M. n'apporte pas d'élément supplémentaire en ce qui concerne le diagnostic. Cet examen, qui est le seul le praticable durant la grossesse, permet entre autres de distinguer 2 orientations diagnostiques proches (ostéonécrose aseptique de la tête fémorale ou fracture de contrainte).

Evolution de la maladie
Quelquefois on constate l'apparition de séquelles fonctionnelles du fait de l'enraidissement survenant au niveau des articulations.
L'évolution peut être capricieuse : récidives après la guérison, extension aux articulations voisines, atteinte controlatérale.
Généralement l'algodystrophie se poursuit sur quelques mois (parfois un an), plus ou moins selon les individus et finit, dans la majorité des cas, par disparaître spontanément ou sous traitement.

Traitement
Il est impératif de débuter le traitement précocement. De nombreux moyens thérapeutiques ont été proposés pour traiter l'algodystrophie, mais leur efficacité est inconstante.

Traitements médicamenteux

La douleur est soulagée par la morphine quand cela est nécessaire. Les molécules psychotropes (agissant sur le système nerveux) sont quelquefois utilisées.

Les produits les plus utilisés sont les calcitonines et les bêtabloquants. La réponse positive se manifeste dans 60 à 70 % des cas dans les 15 à 20 premiers jours de traitement. En cas d'inefficacité après ce délai, il paraît préférable de changer de classe thérapeutique.

Les protocoles les plus habituels comprennent l'administration sous-cutanée de calcitonine de façon quotidienne durant 15 jours.

Les effets secondaires sont connus et la tolérance peut être améliorée par l'adjonction d'antiémétique (contre les vomissements), par une injection réalisée le soir.

En première intention ou après échec de la calcitonine, on peut administrer des bêtabloquants (en l'absence de contre-indication), la dose étant adaptée de façon progressive pour ralentir la fréquence cardiaque aux alentours de 60.

D'autres substances, telles que la griséofulvine à la dose de 1,5 à 3 g/j, ou le buflomédil par voie orale, ont une efficacité plus modérée.

Tous ces médicaments ont une action vasorégulatrice qui répond au mécanisme physiopathologique de l'algodystrophie, la calcitonine ayant de plus une action antalgique (contre le douleur) propre et un effet de blocage de la résorption osseuse.

La corticothérapie orale est peu utilisée en France, mais les Anglo-Saxons et les Suisses la prescrivent parfois à dose moyenne (20 à 30 mg/j), dégressive, sur 15 jours à 1 mois.

Le pamidronate, qui est un bisphosphonate puissant, a été proposé du fait de son analogie de mode d'action vis-à-vis du tissu osseux avec les calcitonines.

Malheureusement, les résultats d'une étude contrôlée contre placebo (un groupe de personnes prend le médicament alors qu'un autre groupe prend une substance inactive, chacun ignorant ce qu'il a absorbé) n'ont pas confirmé l'efficacité de cette molécule au cours de l'algodystrophie.


Blocs sympathiques

Lorsque ces différents traitements ont échoué, les algodystrophies rebelles peuvent bénéficier de traitements plus lourds.

Les blocs sympathiques régionaux à la guanéthidine sont utilisés depuis quelques années.

On réalise en général 2 à 6 blocs successifs sur quelques jours.

Thérapeutiques physiques

À côté du traitement médicamenteux, les thérapeutiques physiques gardent une place importante.

La kinésithérapie peut être proposée précocement en respectant strictement la règle de la non-douleur.

Elle consiste en une mobilisation (mise en mouvement) passive puis active douce, éventuellement associée à des massages.

La balnéothérapie (bains écossais alternant exposition au chaud et au froid de la région touchée) et la physiothérapie peuvent également être efficaces.

Prise en charge psychologique en prescrivant si besoin des anxiolytiques et (ou) des antidépresseurs tricycliques.

Plus récemment le traitement de l'algodystrophie A fait appel à la vitamine C qui pourrait donner de bons résultats d'après une étude de Zollinger.
Les anti-TNF alpha tel que l'Infliximab , (étude de Huygen dans Nature 2004) pourrait également apporter de bons résultats.
La gabapentine a également été utilisée comme stabilisant (anti-épileptique) de membrane neuronale.
Un des derniers médicaments en date à être utilisé à été la kétamine mais les effets secondaires dus à cette molécule sont quelquefois importants (perturbations psychologiques).

“   Algodystrophie ”

   Algodystrophie: Auteur Défense Handicap

L'algoneurodystrophie ou algodystrophie est un syndrome douloureux caractérisé par un ensemble de symptômes touchant des articulations, après un traumatisme ou une intervention chirurgicale même minimes. Ce syndrome pourrait être dû à des causes neurologiques ou vasculaires et surviendrait plutôt chez des patients anxieux.

Il est également appelé "Syndrome de Sudeck" ou "Maladie de Sudeck" du nom du médecin allemand Paul Herman Martin Sudeck (1866-1945) qui le premier l'a décrite.

Synonyme

C'est une maladie que l'on trouve sous plusieurs noms :

* Syndrome de Sudeck-Leriche
* Complexe régional douloureux
* Syndrome épaule-main
* Ostéoporose douloureuse post-traumatique
* Dystrophie sympathique réflexe
* Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC) de type I ou II (II s'il y a un dommage important d'un nerf)
* Causalgie (pour le type I ou 2)

Définition

Le syndrome algodystrophique est un diagnostic d'élimination. Les signes cliniques et les résultats des examens complémentaires ne sont pas spécifiques. Seul un faisceau d'arguments et l'élimination des diagnostics différentiels permet d'aboutir au diagnostic.

Le syndrome algodystrophique est caractérisé par :

1. douleur entrainant une impotence ;
2. troubles trophiques avec des troubles vaso-moteurs (oedème, modification de température et d'aspect de la peau) ;
3. déminéralisation épiphysaire retardée aux examens radiologiques ;
4. une migration fréquente vers d'autres localisations ;
5. une évolution lentement régressive, et le plus souvent sans séquelle.

Traitement

Il n'existe pas de traitement curatif de cette affection ; seule la calcitonine (qui est une hormone) est non constamment efficace sur l'intensité de la douleur. Cependant, depuis Avril 2005, celle-ci n'a plus l'AMM dans cette indication et il n'existe plus de thérapeutique spécifique à cette affection.

Le traitement recommandé est essentiellement antalgique car tout excès de douleur (nociception) augmente l'intensité et la durée de la maladie. La première mesure à prendre est le repos du membre atteint.

Il existe des traitements qui permettent de pallier temporairement la douleur du patient :

* Les anti-douleurs ( prescription médicale, monocrixo,rivotril, etc...)
* Les anti-dépresseurs ( prescription médicale..laroxyl ..etc)
* Le lyrica ( remplace le neurontin car moins d'effets secondaires)
* Les blocs à la réserpine
* La kinésithérapie toujours sans douleurs
* L'ostéopathie
* La stimulation médullaire qui, dans certains cas, peut soulager la douleur.
* L'électrothérapie.
* La Cryothérapie

Chaque malade répond différemment aux traitements proposés..

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